« Son écriture est difficile à lire… Est-ce normal pour son âge ? »
« Il écrit très lentement et se fatigue vite… Dois-je m’inquiéter ? »
« Chaque devoir devient une source de conflit à cause de l’écriture… »
En tant que parent, il n’est pas toujours facile de savoir si les difficultés d’écriture de son enfant font simplement partie de son apprentissage ou si elles méritent une attention particulière.
L’écriture est un apprentissage qui demande du temps, de la pratique et beaucoup d’automatismes. Tous les enfants n’évoluent pas au même rythme. Une écriture encore irrégulière ou peu maîtrisée au début de l’apprentissage n’est donc pas forcément préoccupante.
Une écriture qui reste très peu lisible malgré les années d’apprentissage peut être un premier signal.
Les lettres peuvent être difficiles à reconnaître, de tailles très différentes, mal formées ou irrégulièrement espacées. L’enfant peut également avoir du mal à respecter les lignes, les marges ou l’organisation de son cahier.
Le problème n’est pas de savoir si l’écriture est « jolie », mais plutôt de savoir si elle est suffisamment lisible et fonctionnelle pour permettre à l’enfant de communiquer et de travailler sereinement.
Certains enfants mettent beaucoup plus de temps que leurs camarades pour copier une leçon, écrire une phrase ou terminer un exercice.
Ils peuvent avoir besoin de se concentrer énormément sur chaque lettre, au point que l’écriture ne devient jamais véritablement automatique.
Cette lenteur peut avoir des conséquences sur les apprentissages : l’enfant n’a plus suffisamment de temps pour réfléchir au contenu de ce qu’il doit écrire, peut ne pas terminer ses exercices ou se retrouver épuisé par une tâche écrite.
Observez votre enfant lorsqu’il écrit.
Se crispe-t-il ? Appuie-t-il très fort sur son crayon ? Tient-il son crayon de manière inconfortable ? Change-t-il souvent de position ? Secoue-t-il sa main ou demande-t-il régulièrement des pauses ?
Une écriture qui demande beaucoup d’efforts physiques ou de concentration peut être le signe que le geste n’est pas encore suffisamment automatisé.
Les douleurs lors de l’écriture ne sont pas à banaliser.
Un enfant qui se plaint régulièrement d’avoir mal à la main, au poignet ou au bras, ou qui ressent une grande fatigue après quelques lignes, mérite que l’on s’intéresse à ce qui rend son écriture si coûteuse.
L’objectif n’est pas de forcer l’enfant à écrire davantage, mais de comprendre ce qui peut rendre le geste inconfortable ou difficile.
Parfois, le signe le plus important n’est pas visible sur la feuille, mais dans le comportement de l’enfant.
Il peut :
- éviter les activités d’écriture ;
- se mettre en colère au moment des devoirs ;
- avoir peur de montrer ses cahiers ;
- dire qu’il « n’est pas capable » ;
- perdre confiance en lui ;
- pleurer ou se décourager face à une tâche écrite.
Lorsqu’un enfant associe progressivement l’écriture à l’échec, à la frustration ou à la peur de mal faire, il est important de ne pas laisser cette situation s’installer.
Il n’existe pas un âge précis à partir duquel une "mauvais" écriture devient inquiétante.
C’est surtout l’association de plusieurs signes, leur persistance et leur impact sur le quotidien de l’enfant qui doivent attirer l’attention.
Si votre enfant rencontre régulièrement des difficultés pour écrire, qu’il se fatigue, souffre, écrit très lentement ou perd confiance en lui, il peut être intéressant d’en parler avec les professionnels qui l’accompagnent et de rechercher une réponse adaptée à ses besoins.
La graphothérapie peut notamment permettre d’observer le geste d’écriture, de comprendre les difficultés rencontrées et de proposer un accompagnement personnalisé lorsque celui-ci est pertinent.
Vous vous posez des questions sur l’écriture de votre enfant ?
Je suis Stéphanie Castex, graphothérapeute-rééducatrice de l’écriture dans le Grand Dax et sur la Côte Landaise. J'accompagne les enfants, les adolescents et les adultes dans leurs difficultés liées à l’écriture.
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