Un stylo trop fin, trop lourd ou glissant peut compliquer la prise en main. Il existe des stylos ergonomiques avec des méplats ou des grip antidérapants, adaptés à l'âge et à la taille de la main de l'enfant.
Pour les plus jeunes, crayons triangulaires ou taille-crayons plus larges facilitent souvent la préhension.
Et toujours laisser choisir au scripteur un stylo avec lequel il aime écrire !
Vous souhaitez être guidés, avoir quelques conseils et astuces personnalisés, prenez rendez-vous pour une séance conseils en écriture !
Les éléments évoqués ci-dessous sont des repères sur lesquels s'appuyer pour faire expérimenter à son enfant la "meilleure" position pour faciliter son geste d'écriture.
Je conseille en tout premier lieu de soigner l'installation et la prise de crayon. Idéalement, pour une bonne mobilité digitale, le crayon doit être tenu entre le pouce et l'index, posé sur le majeur et incliné vers l'épaule.
Une bonne écriture commence par une bonne posture. Vérifiez que votre enfant ait les pieds bien à plat au sol, le dos soutenu par le dossier de la chaise ou assez droit, et une table à la bonne hauteur (coudes à angle droit).
La feuille doit être positionnée à sa droite s’il est droitier, à sa gauche s’il est gaucher. Et légèrement inclinée, vers la gauche pour un droitier, et vers la droite pour un gaucher. Cela permet d’avoir la main sous la ligne d’écriture.
Quant à la main qui n'écrit pas, elle doit stabiliser le papier. Ces détails, souvent négligés, changent beaucoup le confort d’écriture.
Un stylo trop serré ou une main crispée fatiguent vite.
Avant les devoirs, quelques minutes de jeux de motricité fine suffisent à « échauffer » la main : pâte à modeler, perles à enfiler, pinces à linge à ouvrir, gommettes à décoller. Ou tout simplement quelques exercices de gymnastique des doigts : pianotage, descendre et remonter ses doigts sur le crayon, mouvement de fléchettes...
5 minutes de ce type d'activité valent souvent mieux qu'une insistance immédiate sur l'écriture elle-même.
Le dessin libre, les labyrinthes, les coloriages avec des contours précis, ou même l'écriture dans le sable ou avec le doigt sur une ardoise, permettent de travailler le geste graphique sans la pression de l'exercice scolaire.
Cela reste particulièrement utile pour les enfants qui associent déjà l'écrit à l'échec.
Reprendre son enfant à chaque lettre peut renforcer le sentiment d'échec. Il est plus utile de valoriser les progrès, même minimes, et de choisir un point d'attention à la fois (par exemple : la taille des lettres cette semaine, l'espacement la semaine suivante) plutôt que de tout corriger en même temps.
Je suis Stéphanie Castex, graphothérapeute-rééducatrice de l’écriture dans le Grand Dax et sur la Côte Landaise.
J'accompagne les enfants, les adolescents et les adultes dans leurs difficultés liées à l’écriture.
Graphothérapeute
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